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Affaire Jubillar : un ancien candidat emblématique de L’amour est dans le pré sous le choc, les ossements de Delphine retrouvés près de chez lui : “Ça aurait pu m’arriver à moi”

Trois semaines après la découverte d’ossements de Delphine Jubillar dans un champ du Tarn, un ancien candidat emblématique de l’émission L’Amour est dans le pré, raconte son effroi. Il apporte en prime son soutien au propriétaire de la parcelle dans laquelle la dépouille de l’infirmière a été enfouie, et fait part de son immense colère.

Jean-Louis s’est fait connaître du grand public dans la 20e saison de L’Amour est dans le pré. Agriculteur installé à Saint-Sernin-les-Mailhoc, dans le Tarn, il a marqué les téléspectateurs par sa sincérité et sa bonhomie. Mais depuis plusieurs semaines, c’est une toute autre actualité que celle du coeur qui ramène son village sur le devant de la scène. À quelques centaines de mètres seulement de son exploitation se trouve le champ dans lequel les ossements de Delphine Jubillar ont été découverts après les aveux de son mari, Cédric Jubillar.

Comme les habitants du secteur, Jean-Louis suivait cette affaire depuis ses débuts. Il avait même participé aux premières recherches. Il déclare encore dans les colonnes de la Dépêche du Midi de ce 8 août, j’ai côtoyé le petit groupe des copines de Delphine qui la cherchait corps et âme dans toutes les cabanes du Tarn, même trois ans après. Jamais on aurait imaginé qu’elle serait là.” Trois semaines après la découverte, l’agriculteur reste profondément marqué par ce dénouement. Auprès de nos confrères il confie avoir immédiatement pensé à la jeune mère de famille. “La première pensée que j’ai eue, c’est pour Delphine. Cette pauvre Delphine, elle n’a rien demandé. Elle s’est retrouvée malencontreusement épandue, alors qu’elle n’a pas eu de sépulture, tout ça à cause d’un abruti qui a été fier d’avoir berné la justice pendant six ans, c’est une honte.

“Ça aurait très bien pu être dans l’un des miens” : Jean-Louis (ADP) choqué

Au-delà du choc provoqué par la découverte, Jean-Louis est particulièrement touché par la situation de l’agriculteur propriétaire de la parcelle. Il le connaît et insiste sur un point : rien ne permettait à cet exploitant de savoir ce que contenait le fumier qu’il manipulait. Pour un agriculteur, explique-t-il, une telle situation aurait pu concerner n’importe quelle exploitation du secteur. “Quand j’ai appris qu’il l’avait enterrée dans du fumier à Mailhoc, j’ai été épouvanté pour deux raisons. D’abord parce que je trouve le symbole de mettre la mère de ses enfants dans de la m****, abominable, puis parce que je me suis dit que ça aurait très bien pu être dans l’un des miens qu’il l’enterre.”

Jean-Louis apporte ainsi un soutien sans réserve à son confrère, aujourd’hui malheureusement associé bien malgré lui à la scabreuse affaire. Jean-Louis éprouve bien de la compassion pour son confrère ” Je le connais assez bien. Ça aurait pu arriver à moi comme à d’autres. Quand il a épandu, il n’a rien pu voir. C’est impossible, même si, pour le commun des mortels, ça semble invraisemblable. Il ne peut pas avoir vu qu’il chargeait cette pauvre Delphine dans son épandeur à fumier.” Il ajoute : “Je suis en total soutien avec lui. Il doit vivre de sales moments et il faut lui dire toute notre solidarité.”

Cédric, si tu sors un jour, change de pays parce que si on te croise…” : la colère noire de Jean-Louis

Avec son regard d’agriculteur, Jean-Louis se montre également très affirmatif sur les circonstances de la dissimulation du corps. au hasard. À 99 %, c’était prémédité. Nous, agriculteurs ou gens du terroir, savons que le fumier accélère la décomposition et que, par ce biais-là, on ne retrouve pratiquement rien.” La découverte de deux ossements ne suffit d’ailleurs pas à lui faire espérer d’autres trouvailles. “Par chance, entre guillemets, on a retrouvé deux ossements. Mais j’ai du mal à croire qu’on retrouvera autre chose. J’ai épandu des centaines de fois dans ma carrière d’agriculteur et les chances de retrouver quelque chose qui est passé dans ces machines, surtout des os, elles sont proches de zéro, vraiment.”

Dans les villages voisins, cette découverte a ravivé une colère déjà très présente. “Bien sûr que cette affaire a fait beaucoup parler, encore plus au moment des fouilles qui ont eu lieu juste à côté de chez nous. On en est tous malades.” Celui qui a rencontré Sophie durant l’émission ne cache pas non plus son indignation face aux aveux de Cédric Jubillar, intervenus après sa condamnation à trente ans de réclusion criminelle en octobre 2025 et alors qu’un procès en appel est prévu au premier semestre 2027. “Il a menti durant des années et maintenant, pour essayer de sortir de prison plus vite et d’obtenir une peine moins importante, il passe aux aveux… et on va l’applaudir en plus ? Non mais on est chez les fous. C’est inimaginable. La colère ne redescend pas.” Avant de conclure avec une dernière phrase lourde de colère : “Et puis, Cédric, si tu sors un jour, change de pays parce que si on te croise…”

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